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Publié par fean73

guigou.jpgDe plus en plus convaincants, les Bleus ont surclassé la Slovénie (37-28) mardi après-midi pour leur deuxième match du tour principal de l’Euro et lorgnent sérieusement les demi-finales. La Pologne se profile jeudi soir.

On avait entr’aperçu la montée en régime des Bleus contre l’Espagne et l’Allemagne. Elle nous a sauté aux yeux mardi après-midi face à la Slovénie. La machine française, parfois toussoteuse jusque-là, est passée en mode grosse cylindrée et on a senti les chevaux d’écart avec les Slovènes. Les hommes de Claude Onesta s’imposent nettement (37-28) et donnent de plus en plus de chair à leur rêve de demi-finales. L’Espagne a dominé l’Allemagne (25-20) donc, sauf improbable revers des Ibères contre les Slovènes, l’équipe de France devra battre d’impressionnants Polonais jeudi soir.

Il y a des signes qui ne trompent pas et qui attestent que la France a maintenant atteint son rythme de croisière. On a ainsi pu se régaler devant des montées de balles tranchantes et rondement menées, que les coéquipiers de Nikola Karabatic n’avaient que sporadiquement saupoudrées sur les dernières rencontres. A ce petit jeu, Michaël Guigou est enfin sorti du bois et a rendu une copie parfaite (10 sur 10 aux tirs), digne de ce que la mobylette montpelliéraine est capable d’offrir. “L’épaule ça va mieux, mais je suis tombé malade cette nuit, racontait l’intéressé. Alors je me suis dit qu’il fallait que j’arrête d’avoir des soucis et que j’aide un peu mon équipe. On a fait des séances vidéos, et on s’est aperçus qu’on jouait dans un espace beaucoup trop réduit, dans un entonnoir. Alors que quand on connaît les qualités de nos joueurs de duel que sont Daniel (Narcisse) et Niko (Karabatic), il se devaient d’avoir un écartement plus important pour avoir la place.” Et Daniel Narcisse a lui aussi semblé plus serein. De bonnes nouvelles au moment d’aborder les rencontres les plus cruciales de la compétition. “On a joué contre une équipe qui, certes, court beaucoup mais a moins de gabarit que celles qu’on avait jouées jusqu’à maintenant, analysait Jérôme Fernandez. C’est vrai que cela me convient mieux, parce qu’ils sont plus profonds et du coup cela me permet d’avoir un peu plus d’espaces.”

Les Bleus soignent la différence de buts… en vain

Après un premier acte très serré (17-18 à la mi-temps), où les Français faisaient trop souvent briller le gardien adverse Aljosa Rezar, le rouleau compresseur tricolore a progressivement écrasé les derniers espoirs et velléités des Slovènes au retour du vestiaire. “On s’était promis qu’on ne les laisserait pas rentrer dans les neuf mètres pour venir jouer au près dans de petites relations fines, expliquait Claude Onesta après la rencontre. Malheureusement, dès le départ, on a commencé à prendre des ballons dans le dos du pivot et tout le monde s’est rétracté. On s’est tous retrouvés trop bas, et ils ont fait leur récital avec beaucoup de qualité et de justesse. Donc à la mi-temps on a juste demandé plus d’agressivité, plus de profondeur du joueur à l’opposé du pivot pour obliger cette équipe à reculer.”

Message reçu. Comme ils l’avaient fait contre les Espagnols et les Allemands, la bande de Jérôme Fernandez décidait d’achever son adversaire du jour après la pause. D’abord en l’asphyxiant en défense, puis en l’entaillant de multiples banderilles à chacune de ses offensives. “Les Slovènes se sont cherchés et ont eu beaucoup de déchet sur notre pressing défensif, appréciait l’entraîneur français. A partir de là, cela nous a donné des ballons de contre, et donc une capacité à faire le score assez facilement, sans puiser dans les réserves.” L’addition passait ainsi rapidement à 30-23 (49e).

Et cette fois, contrairement à leurs deux derniers clients, les hommes de Claude Onesta n’avaient pas l’intention de consentir la moindre ristourne à celui du jour. L’écart se maintenait et prenait même plus d’ampleur dans les dernières minutes quand les Slovènes, apathiques et émoussés, baissèrent les bras et laissèrent les Bleus distribuer quelques sucreries en contre-attaques au public de l’Olympiahalle d’Innsbruck. Pas de passage à vide cette fois-ci donc et les soucis de confiance et de réussite semblent s’être envolés. Interrogé sur ce point, Guillaume Gille préférait botter en touche : “Je n’ai pas de commentaire par rapport à cela. Chaque match a son histoire. On n’est pas tout le temps en train d’essayer de comparer ce qui a été fait et ce qu’on a fait aujourd’hui. C’était un match très important en vue des demi-finales. Et on était uniquement concentrés là-dessus, sur le problème slovène, la manière de les jouer et de sortir vainqueur.” Pour parfaire le tout, les Français avaient eu la bonne idée de soigner leur différence de buts. Mais pas suffisamment : si l’Espagne bat la Slovénie jeudi, et si les Bleus s’inclinent devant la Pologne, ils seront éiminés.

 

France - Slovénie, 37-28 (17-18)
Olympiahalle, à Innsbruck. 4 500 spectateurs.

FRANCE. - Gardiens : Omeyer (17 arrêts, 40%), Karaboué (1 arrêt, 25%). Buteurs : Fernandez (4/7), G. Gille (2/4), Narcisse (5/7), Joli (2/4), Karabatic (2/10), Abalo (3/6), Sorhaindo (4/5), Guigou (10/10), Bosquet (3/5), Ostertag (2/3).

SLOVÉNIE. - Gardiens : Skof (8 arrêts, 29%), Rezar (10 arrêts, 37%). Buteurs : Vugrinec (4/8), Kavticnik (6/8), Spiler (5/7), Pajovic (3/7), M. Zvizej (3/5), L. Zvizej (6/10), Zorman (1/3).



Source : le Monde
Photos : S PILLAUD


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Comme sur une bande dessinée ou page après page l'équipe de France avance avec son habitude de matchs gagnés.

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